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Comment survivre à un retour de tour du monde ?

Let’s go. L’heure est venue de s’attaquer à la question désagréable, sans quoi ce blog ne serait pas complet : LE RETOUR.

Nous sommes aujourd’hui le 14 Août et cette date n’a pas été choisie au hasard. Cela fait un an jour pour jour que je suis de retour en France. De quoi aborder les choses avec un minimum de recul.

Je revoie Jan et Rick – sociologue – dans leur luxueuse maison de North-Vancouver me dire que je me sentirais probablement un petit peu dépressif lors du retour et avoir pensé à ce moment qu’il n’y avait aucune chance

Un an à vivre dans un flux constant  d’optimisme, il était impensable que le retour puisse venir m’arrêter dans mon élan !

Et pourtant, si l’année durant laquelle j’ai voyagé fut de loin la meilleure de ma courte vie, celle qui vient de s’écouler ne fut pas la plus agréable !

« La vie commence là où notre zone de confort se termine »

J’ai publié cette citation la semaine dernière sur la page Facebook du blog.

Quiconque est un jour parti à l’aventure en témoignera.

Le problème est que je me suis adapté à la vie nomade plus vite que je ne pouvais l’imaginer, si bien que sous les grêlons et le tonnerre, sans âme qui vive à 400 km à la ronde, ou perdu par 50°C dans la poussière des pistes sud-asiatiques, je me sentais toujours profondément ancré dans ma zone de confort.

Je n’aime point les contradictions et ai fini par déduire que pour conserver son caractère enrichissant et intense, le voyage aussi devait être soumis à restriction.

Lorsque l’on commence à se sentir chez soi partout, ne serait-il pas préférable de rentrer pour mieux repartir ?

Entre s’activer du matin au soir au travail et avoir la sensation de passer à côté de sa vie, et voyager et avoir la sensation de vivre mille vies, le choix est vite fait

Mais comme toute chose nous plaçant dans un état de bien être intense, il y a risque de dépendance et par conséquent, difficulté à se ré acclimater.

Si vous me lisez depuis le début, vous avez compris que je ne souhaite pas faire du voyage une raison d’être, je ne veux pas devenir nomade à plein temps, je veux être capable de me déconnecter de la « réalité » en voyageant, mais je veux aussi être capable de m’y reconnecter sans difficulté. Je veux vivre des moments intenses en voyage, mais je veux aussi que la vie soit intense hors voyage.

Je veux non pas me sentir libre mais être libre, et pour être libre il ne faut pas être prisonnier de ses passions. C’est facile à dire mais beaucoup plus difficile à faire, car cela signifie ne jamais se reposer sur ses lauriers.

Après un an de voyage, j’étais dans le rythme, la routine s’était installée, voyager ne représentait plus aucune difficulté, je m’y sentais plutôt bien et j’aurais pu continuer comme cela éternellement. Bien que sur l’instant ce n’était pas l’envie qui manquait la raison m’a ramenée à la maison !

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